mobilisation en France contre la répression anti-lgbt+ au Sénégal
L’association STOP homophobie accompagne actuellement 68 personnes détenues au Sénégal pour leur orientation sexuelle.
Les associations et élus français unissent leurs forces pour soutenir les personnes LGBT+ persécutées au Sénégal, où une loi adoptée en mars 2024 prévoit des peines de 5 à 10 ans de prison pour les relations homosexuelles. STOP homophobie porte assistance à 68 individus incarcérés dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.
L’organisation héberge également plusieurs réfugiés en Île-de-France et facilite l’arrivée en France d’une cinquantaine d’autres. Une plateforme téléphonique dédiée a été mise en place, saturée par un afflux massif d’appels : « Il y a deux semaines, nous avions enregistré 3 000 demandes, notre standard ne pouvait plus y répondre », explique Terrence Khatchadourian, secrétaire général de l’association.
la France accusée de manquer de solidarité
Jean-Luc Romero-Michel, militant LGBT+, pointe du doigt l’inaction des autorités françaises : « Tous les appels et messages que je reçois concernent des personnes qui ne parviennent pas à obtenir de visa humanitaire. Aujourd’hui, la France n’est pas à la hauteur de ses valeurs ».
Ian Brossat, conseiller de Paris, propose ce mardi en Conseil municipal de réserver des logements aux Sénégalais fuyant les persécutions. « S’indigner des violations des droits au Sénégal, c’est important, mais faciliter l’accueil des victimes en France, c’est essentiel », déclare le membre du Parti communiste.
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