Dès leur accession à l’indépendance, les États-Unis ont noué avec le Maroc des liens stratégiques uniques, scellés en 1786 par un traité d’amitié. Depuis deux siècles et demi, cette relation bilatérale n’a cessé de s’épanouir, s’enrichissant d’une coopération politique, sécuritaire et économique toujours plus solide. Aujourd’hui, elle se distingue notamment par le soutien indéfectible de Washington à la souveraineté marocaine sur le Sahara.
Un héritage diplomatique né au cœur de l’histoire américaine
Le Roi Mohammed VI a récemment adressé un message de félicitations au président américain, à l’occasion du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance des États-Unis. Dans ce courrier, le Souverain a mis en avant la profondeur des relations entre les deux pays, qualifiées de « riches et fructueuses ». Il a rappelé que le Maroc fut la première nation à reconnaître la légitimité des États-Unis naissants, un geste historique qui marque encore les esprits des deux peuples.
Le Monarque a également souligné avec gratitude la reconnaissance officielle de la souveraineté marocaine sur le Sahara par l’administration américaine. Une décision qu’il décrit comme « gravée dans la mémoire des Marocains », soulignant qu’elle couronne des décennies d’amitié et de fidélité mutuelle. Selon ses termes, ces liens n’ont atteint une telle intensité que sous les deux mandats du président sortant.
Une coopération sécuritaire et commerciale en pleine expansion
Sur le plan stratégique, le Souverain a salué la qualité exceptionnelle de la collaboration entre Rabat et Washington, la qualifiant de « modèle d’excellence ». Il a notamment évoqué l’exercice militaire « African Lion », symbole de cette synergie renforcée. Par ailleurs, les échanges commerciaux entre les deux nations ont atteint des niveaux records, reflétant une vitalité économique partagée.
Cette alliance hors du commun ne doit rien au hasard : le Maroc a été le premier pays à reconnaître les États-Unis après leur indépendance, à l’issue d’un conflit de six ans contre la Grande-Bretagne. Pendant la guerre de Sécession américaine, alors qu’une partie du territoire tentait de faire sécession, le Royaume est resté ferme dans son refus de toute division, soutenant activement Washington. Les autorités marocaines avaient alors coopéré avec les forces américaines pour empêcher les séparatistes de trouver refuge dans les ports du pays, après leur débarquement à Tanger.
Un legs diplomatique à valoriser et transmettre
Cette constance historique, témoignée envers une puissance lointaine, représente bien plus qu’un simple chapitre diplomatique : elle constitue un héritage précieux, une ressource politique et un exemple unique de partenariat bilatéral. Il est essentiel de le préserver, de le mettre en lumière et de le promouvoir à l’échelle mondiale, voire de l’utiliser comme levier pour défendre les causes fondamentales de la Nation.
Ce patrimoine, indestructible, doit être perçu comme une dette morale que les États-Unis ont contractée envers le Maroc. Une obligation que les générations futures sont tenues de respecter, en s’abstenant de toute action susceptible de nuire aux intérêts marocains, de porter atteinte à sa souveraineté ou de menacer son intégrité territoriale.
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