Lors d’un entretien marquant à Addis-Abeba, Mohamed Arrouchi, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a échangé avec Claver Gatete, secrétaire exécutif de cette institution panafricaine. L’objectif ? Renforcer les liens de coopération entre les deux parties et souligner l’engagement historique du Royaume en faveur de l’intégration et du développement de l’Afrique.
Un partenariat au service de l’Afrique
Les discussions ont mis en lumière les efforts conjoints pour dynamiser la coopération Sud-Sud et accélérer les initiatives économiques sur le continent. Claver Gatete a particulièrement salué la contribution marocaine à l’organisation de la 58e session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, qui s’est tenue à Tanger du 28 mars au 3 avril derniers. Il a également apprécié le soutien constant apporté par le Maroc aux activités de la CEA depuis sa création en 1958.
Ce soutien se traduit par une participation active du Maroc aux programmes et initiatives de la Commission, contribuant ainsi à la promotion de la coopération régionale et à l’accélération de l’intégration économique africaine.
L’expérience marocaine : un modèle à suivre
Le secrétaire exécutif de la CEA a souligné l’expertise du Maroc en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP), qualifiant cette approche d’innovante et intégrée. Selon lui, ce modèle se distingue par sa capacité à concilier développement des compétences, intégration des nouvelles technologies — notamment l’intelligence artificielle — et adaptation aux besoins de l’industrialisation du continent.
« Face aux mutations économiques et technologiques que traverse l’Afrique, il est essentiel de diffuser largement cette expérience pour en faire bénéficier l’ensemble des pays du continent. »
Il a également insisté sur la nécessité de valoriser davantage les succès marocains afin de favoriser le partage des bonnes pratiques à l’échelle africaine, renforçant ainsi la synergie entre les nations du continent.
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