24 juillet 2026

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Mali : Washington pourrait frapper le jnim après les échecs russes

WASHINGTON D.C., USA - April 7, 2025: United States President Donald Trump meets with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu in the White House in Washington DC.

Mali : Washington pourrait frapper le JNIM après les échecs russes

L’administration américaine de Donald Trump étudie sérieusement la possibilité de lancer des frappes ciblées contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al Qaïda, au Mali. Cette hypothèse, évoquée dans les cercles politiques et militaires, intervient alors que la dégradation sécuritaire dans le Sahel s’accélère et que les forces maliennes, soutenues par l’Africa Corps russe, peinent à inverser la tendance face aux groupes armés.

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Une option militaire en discussion à Washington

Plusieurs responsables américains, actuels et passés, confirment que l’administration Trump examine sérieusement la possibilité de recourir à la force contre le JNIM. Ce groupe, classé comme organisation terroriste par les États-Unis depuis 2018, est devenu l’une des principales menaces djihadistes au Sahel. Cependant, cette stratégie fait débat au sein de la Maison Blanche.

Parmi les partisans d’une intervention militaire, Sebastian Gorka, directeur principal chargé de la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale, se distingue par son soutien à une action directe. D’autres voix au sein de l’administration restent plus prudentes, craignant une escalade sans garantie de succès. Un haut responsable américain, interrogé sur cette hypothèse, n’a ni confirmé ni infirmé les rumeurs, tout en soulignant l’importance de renforcer les capacités militaires des pays africains dans leur lutte contre le terrorisme.

Ce même responsable a qualifié la menace terroriste au Sahel de « défi transnational », appelant les partenaires régionaux et les alliés de l’OTAN à soutenir l’Alliance des États du Sahel dans sa lutte contre le JNIM et l’État islamique. Il a également pointé du doigt la Russie, accusant Moscou d’avoir échoué à sécuriser efficacement le Mali et d’être responsable de l’aggravation de la situation.

Le Pentagone et le Département d’État n’ont pas souhaité réagir officiellement à ces informations. Ce dernier a simplement réitéré la condamnation sans équivoque des activités terroristes au Mali par les États-Unis.

L’Africa Corps en difficulté face au JNIM et au FLA

Cette réflexion américaine survient alors que la situation militaire au Mali se détériore rapidement. Le JNIM, parfois en coordination avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), multiplie les offensives contre les forces maliennes. En avril, une alliance entre ces deux groupes a mené l’une des plus importantes attaques contre les autorités maliennes depuis des années, entraînant la perte de plusieurs positions stratégiques dans le nord du pays.

Face à cette situation, l’Africa Corps, structure dépendant du ministère russe de la Défense et officiellement chargée de remplacer le groupe Wagner, a révisé sa stratégie. Selon des analyses publiées par des experts en sécurité, les forces russes concentrent désormais leurs efforts sur la protection de Bamako, des infrastructures essentielles et des dirigeants malien, tout en réduisant leur présence dans certaines zones du nord. Cette réorientation intervient après plusieurs revers militaires enregistrés face au JNIM et au FLA.

Malgré les moyens considérables déployés, les objectifs initialement fixés dans le cadre du partenariat sécuritaire entre Bamako et Moscou peinent à être atteints. Parallèlement, des accusations d’exactions commises par des militaires maliens et des membres de l’Africa Corps continuent d’être rapportées par des observateurs internationaux et des organisations de défense des droits humains. En juin, des témoignages faisant état de violences contre des civils dans la région de Tombouctou ont été relayés, sans que les autorités maliennes ne réagissent.

Si les États-Unis décidaient de s’engager militairement, cela marquerait un tournant dans leur stratégie au Sahel. Après le retrait progressif des forces occidentales de plusieurs pays de la région et le rapprochement du Mali avec la Russie, Washington envisagerait un retour plus marqué dans la lutte contre les groupes djihadistes. Aucune décision n’a encore été prise, mais les discussions se poursuivent activement au sein de l’administration américaine.