5 juin 2026

Voix Panafricaine

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Mali : la junte propose une récompense pour l’arrestation de chefs jihadistes

Le Mali face à une escalade terroriste sans précédent

Depuis plusieurs années, le Mali est plongé dans une crise sécuritaire majeure, marquée par des attaques répétées perpétrées par des groupes armés. Parmi eux, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), dirigé par Iyad Ag Ghaly, figure en tête de liste des organisations les plus dangereuses de la région.

Ancien rebelle touareg ayant évolué vers le jihadisme, Iyad Ag Ghaly est aujourd’hui sous le coup de multiples sanctions internationales. Son nom apparaît sur les listes noires de l’ONU, des États-Unis, et il est même visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Des attaques d’une violence inouïe

Les 25 et 26 avril, le Mali a subi des assauts d’une rare intensité. Des combattants du JNIM, alliés à des éléments du Front de libération de l’Azawad (FLA), ont mené des opérations coordonnées contre des positions stratégiques de la junte militaire à Bamako.

Ces attaques ont causé des pertes humaines importantes, dont celle du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, décédé dans un attentat-suicide. Un coup dur pour le régime, qui tente de maintenir l’ordre malgré une insécurité grandissante.

Une prime pour traquer les responsables

En réponse à cette escalade, le gouvernement malien a décidé de frapper fort. Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, il a annoncé une récompense financière pour toute information menant à l’arrestation ou à la neutralisation de six responsables présumés.

Parmi les cibles prioritaires figurent Amadou Kouffa, un haut responsable du JNIM, pour lequel une prime de 2,2 millions d’euros est offerte. Deux autres dirigeants du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, sont également recherchés.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile précise que ces individus sont activement traqués pour leur rôle présumé dans l’organisation d’actes terroristes ayant mis en péril la stabilité nationale.

Un contexte sécuritaire toujours plus fragile

Depuis 2012, le Mali est en proie à une instabilité chronique, alimentée par les actions du JNIM, de l’État islamique et de groupes criminels locaux. Les autorités tentent désespérément de rétablir la sécurité, mais la menace jihadiste reste omniprésente.