Depuis la fin du mois de juillet, une intensification des signaux de rapprochement, tant sur le plan économique que diplomatique, est observée entre les États-Unis et le Maroc. Cette dynamique n’est pas inédite. En 2020, Washington avait déjà manifesté son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara occidental. Cette reconnaissance s’était alors inscrite dans le cadre d’un échange avec la normalisation des relations entre le Royaume et Israël.
Aujourd’hui, l’engagement américain semble s’étendre. Les États-Unis paraissent désormais disposés à appuyer les revendications marocaines concernant les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Cette évolution exerce une pression considérable sur l’Espagne, d’autant plus que des milliers de personnes, incluant des citoyens marocains et des migrants subsahariens, ont récemment afflué sur le territoire de Ceuta.
Ce contexte géopolitique complexe et l’influence croissante des États-Unis dans la région sont au cœur des analyses. Un expert de l’International Crisis Group pour l’Afrique du Nord souligne que le Maroc semble percevoir cette période comme un moment décisif pour consolider ses positions avec l’appui de l’administration américaine.
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