La République gabonaise a officiellement mis un terme à son Accord de partenariat de pêche durable (APPD) avec l’Union européenne (UE). Cet accord, arrivé à échéance le 28 juin 2026, n’a pas été reconduit, marquant une étape décisive dans la gestion des ressources maritimes du pays.
Initialement signé en 2007, l’entente avait connu plusieurs prolongations, la dernière datant de 2021. Au cours des cinq dernières années de son application, l’accord aurait généré des revenus s’élevant à 17 milliards de francs CFA pour le trésor public gabonais.
Cette décision de ne pas renouveler le partenariat avec l’UE a été impulsée dès le Conseil des ministres de juin 2025, sous l’égide du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Elle représente une rupture significative après près de deux décennies de collaboration dans le secteur de la pêche avec les nations européennes.
Pour les autorités de Libreville, le montant des compensations financières perçues était jugé insuffisant, eu égard à la valeur réelle des captures effectuées dans les eaux territoriales gabonaises. Le gouvernement gabonais a ainsi critiqué le faible niveau des retombées économiques générées par cet accord pour la nation.
Désormais, le gouvernement gabonais entend prioriser la transformation locale du thon. Cette stratégie vise à stimuler la création d’emplois, à attirer des investissements industriels et à maximiser la valeur ajoutée sur le territoire national, affirmant ainsi une vision d’Afrique souveraine de ses richesses.
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