15 juillet 2026

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La Roja domine les Bleus : l’Espagne se qualifie pour la finale de la Coupe du Monde

Le premier finaliste de cette Coupe du Monde 2026 est désormais connu : il s’agit de l’Espagne. La sélection espagnole a brillamment vaincu l’équipe de France sur le score de 2-0, lors de la demi-finale disputée ce mardi soir à Dallas. La Roja a démontré une supériorité tactique et technique, étouffant des Bleus qui ont manqué de mordant offensif pour espérer inverser la tendance.

Le rêve de l’équipe de France s’est brutalement éteint en demi-finale de la Coupe du Monde 2026. Battus par une Espagne intraitable, les Bleus ont vu leur parcours s’achever sur cette défaite 2-0. Ce match, perçu par beaucoup comme une finale avant l’heure, n’a finalement pas offert le suspense escompté, tant la Roja a su imposer son jeu face à une formation française inoffensive.

Une première mi-temps semée d’embûches pour la France

La première période a rapidement tourné au cauchemar pour les Tricolores. Face à une équipe espagnole très physique, la tension du match a été exploitée par la Roja pour accentuer sa pression. Cela s’est traduit par des fautes coûteuses, à l’image de la semelle d’Adrien Rabiot sur Dani Olmo dès les premières minutes de jeu.

Le tournant est survenu à la 20e minute. Lucas Digne, pris par surprise dans son dos, a fauché Lamine Yamal dans la surface de réparation. Malgré un contact jugé léger, la faute a été sifflée, offrant à l’Espagne un penalty. Mikel Oyarzabal, impeccable dans l’exercice, a transformé la sentence, ouvrant ainsi le score et confirmant son sans-faute sur penalty dans ce tournoi.

La malchance a continué de s’acharner sur les Bleus lorsque, à la demi-heure de jeu, William Saliba a été contraint de quitter le terrain sur blessure, remplacé par Maxence Lacroix.

La leçon de football espagnol au retour des vestiaires

À la pause, pressentant la nervosité d’Adrien Rabiot, proche d’un second carton jaune, Didier Deschamps a opéré un changement stratégique au milieu de terrain, faisant entrer Manu Koné. Cependant, malgré sa performance remarquée face au Maroc, le joueur de l’AS Roma n’a pas réussi à freiner l’élan de l’armada espagnole.

À la 58e minute, la Roja a offert une véritable démonstration de construction offensive pour inscrire son deuxième but. Pedro Porro, après un magnifique une-deux avec Dani Olmo – qui a su lui remettre le ballon malgré une faute subie à l’entrée de la surface –, a conclu l’action d’un tir imparable, scellant le score à 2-0. Cette action fut emblématique de la performance des deux joueurs, grandes révélations de l’Espagne dans cette compétition.

Les Bleus, alors sous l’eau, ont même failli encaisser un troisième but quelques instants plus tard. Lamine Yamal, auteur d’une chevauchée solitaire depuis son côté droit avant de repiquer dans l’axe pour tromper Mike Maignan, a vu son but refusé à la 61e minute.

Didier Deschamps à court de solutions

Malgré ses tentatives, Didier Deschamps n’a pas trouvé la formule pour renverser la situation. Les entrées en jeu de Désiré Doué avant l’heure de jeu, puis de Théo Hernandez et Rayan Cherki, n’ont pas réussi à déstabiliser le bloc espagnol. En face, Luis de la Fuente, le sélectionneur espagnol, disposait lui aussi de solides atouts sur son banc et n’a pas hésité à les utiliser, introduisant Ferran Torres, Pedri, Mikel Merino ou encore Nico Williams.

Les Français ont bien essayé de mettre le feu dans les dix dernières minutes du temps réglementaire, mais sans jamais parvenir à concrétiser, ni même à cadrer leurs tentatives. Même sur une sortie hasardeuse d’Unai Simon hors de sa surface, Désiré Doué n’a pas osé le lob, manquant une occasion en or.

C’est donc l’Espagne qui disputera sa première finale de Coupe du Monde depuis son sacre en 2010. La Roja attendra désormais de connaître son adversaire, qui sera l’Argentine ou l’Angleterre, dont la demi-finale se jouera mercredi soir.