Tchad : le gouvernement tchadien s’excuse auprès des magistrats
Le gouvernement du Tchad a officiellement présenté ses excuses aux magistrats du pays, marquant une étape clé dans le renforcement du dialogue institutionnel. Cette démarche intervient à la suite d’une assemblée générale des deux principaux syndicats de magistrats, le SMT et le SYAMAT.
Une assemblée générale des syndicats de magistrats à N’Djamena
Les deux syndicats nationaux des magistrats, le Syndicat des Magistrats Tchadiens (SMT) et le Syndicat des Agents du Ministère de l’Administration Territoriale (SYAMAT), ont tenu une assemblée générale extraordinaire le 26 mai au Palais de Justice de N’Djamena. Lors de cette réunion, ils ont été désignés pour porter les revendications collectives des professionnels de la justice sur une période de dix jours.
Rencontres institutionnelles pour désamorcer les tensions
Dès le lendemain de l’assemblée, le Premier ministre tchadien a reçu les représentants des syndicats. Cette rencontre s’est déroulée en présence de la ministre de la Justice et des Droits Humains ainsi que du Premier président de la Cour Suprême. Le chef du gouvernement a exprimé, au nom de l’État, des regrets profonds aux magistrats et a insisté sur l’importance de la cohésion entre les différentes institutions publiques.
Le 27 mai, les syndicats ont été reçus individuellement puis conjointement par la ministre de la Justice, puis avec le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration. Ces échanges, toujours sous l’égide du Premier président de la Cour Suprême, avaient pour objectif de trouver des solutions constructives dans un climat de confiance mutuelle.
Le ministre de la Sécurité Publique a également formulé des excuses officielles aux magistrats. Les syndicats ont accueilli favorablement ces gestes et salué les démarches engagées pour rétablir un dialogue constructif et pérenne entre l’État et la magistrature.
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