3 juin 2026

Voix Panafricaine

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Génies en herbe ohada 2026 : Lomé sacrée capitale du droit africain

La phase nationale togolaise du Concours International Génies en Herbe OHADA 2026 s’est tenue à Lomé

L’auditorium de l’Université de Lomé a vibré samedi 30 mai 2026 à 14h pour accueillir la grande finale nationale du Concours International Génies en Herbe OHADA (CIGHO), une compétition juridique d’envergure réunissant les meilleurs talents du droit togolais. Organisée conjointement par la Coordination Nationale du CIGHO au Togo et l’Association Internationale des Étudiants Juristes (AIEJ-TOGO), cette 17ᵉ édition a confirmé la vitalité du panafricanisme juridique à travers des épreuves exigeantes et un jury d’exception.

L’événement a débuté par les discours d’ouverture, prononcés sous la présidence du Me Pirénam BlanDe, ancien président de l’AIEJ-TOGO. Le Coordonnateur national du concours, Me Messifa Komlan Konali, magistrat, a ensuite présenté les formalités, suivi des interventions du représentant de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et du Project Manager du CIGHO, Me Têko Seyram Godwin Amenyinu, docteur en droit privé et avocat, qui a rappelé l’importance de l’intégration africaine dans les débats juridiques contemporains.

Des épreuves variées pour tester l’expertise juridique des finalistes

Après les présélections organisées à Lomé et Kara le 25 avril 2026, dix finalistes issus de l’Université de Lomé, de l’Université de Kara et de l’Institut Supérieur de Droit et d’Interprétariat (ISDI) se sont affrontés lors d’un parcours semé d’embûches. Les épreuves comprenaient :

  • Un Questionnaire à Choix Multiple (QCM) pour évaluer les connaissances générales en droit OHADA ;
  • Des Questions d’Intégration Africaine (QIA) pour mesurer la compréhension des enjeux juridiques continentaux ;
  • Un exercice de Qui suis-je ? axé sur l’identification de concepts juridiques ;
  • Une plaidoirie de dix minutes sur le thème : « Le Droit fiscal peut-il être intégré au champ de compétence matérielle de l’OHADA ? »

Une pause artistique animée par la slameuse MErcy a rythmé les épreuves, avant l’affrontement final où les candidats ont défendu leurs arguments devant un jury de haut niveau.

Un jury d’experts pour départager les talents

La présidence du jury était assurée par le Pr Edem Avegnon, agrégé de droit privé, enseignant-chercheur à l’Université de Lomé et expert fiscaliste. Les autres membres, tous reconnus pour leur excellence, incluaient :

  • Mme Afeignidou Bilabina, magistrate, substitut du procureur près le tribunal de Notsè ;
  • Me Sidick K. Akata, avocat stagiaire au Barreau du Togo et finaliste du Concours International d’art oratoire Monferrier Dorval CIB 2025 ;
  • Dr Godwin Disseyi Palouki, juriste et inspecteur des impôts, lauréat du prix du meilleur mémoire au CIGHO 2018 ;
  • Mme Rahile Mijiyawa, juriste et conseillère technique, double lauréate du CIGHO (meilleure plaideuse en 2021 à N’Djamena).

Les lauréats 2026 : des profils prometteurs pour le Togo

Après une évaluation rigoureuse des épreuves écrites et des plaidoiries, trois finalistes se sont distingués :

  • 1ʳᵉ place : Mlle Atsoupi Ama NeGlo, diplômée en droit public à l’Université de Kara ;
  • 2ᵉ place : M. Francis Koffi FIA, étudiant en licence de droit privé à l’Université de Lomé ;
  • 3ᵉ place : M. Edoé F. Ulrich Mensah-Gafan Akovi, étudiant en master droit du numérique et protection des données à l’ISDI.

Ces trois talents, sélectionnés pour représenter le Togo à la phase internationale du CIGHO, bénéficieront d’un accompagnement personnalisé par d’anciens lauréats : Me Koamivi Agbah, Me Obed Adjévi NeGloKpe et Me Bilal Baba Daro.

Une soirée de clôture marquée par la reconnaissance et les partenariats

La remise des prix a salué l’excellence des participants, suivie d’un moment convivial avec photos souvenirs et collation. Cette édition a été rendue possible grâce au soutien de partenaires clés :

  • L’Office Togolais des Recettes (OTR) pour son appui financier ;
  • L’Université de Lomé pour son soutien institutionnel ;
  • L’UNIDA (Association pour l’Unification du Droit en Afrique), représentée par Me Têko Seyram Godwin Amenyinu, qui a offert des codes verts et ouvrages aux candidats ;
  • Les institutions judiciaires de Lomé, dont le Président du Tribunal de Grande Instance, M. Atchou Adjéoda, et le Président du Tribunal de Commerce, M. Amenyo Kudzo Akuatse ;
  • Plusieurs cabinets d’avocats et offices notariaux, dont la SCP Elie & Pierre, l’Office notarial de Me Théophile Komi Atsu-Dete, et les cabinets de Me Fiatuwo Kwadjo Sessenu, Me Nadikpa Komla Akpossogna et Me Berthrand Kunalessè Atchou.

Un hommage particulier a été rendu à Marie-Claire Egnonam Avla, présidente de l’AIEJ-TOGO, ainsi qu’aux représentants du Club OHADA de l’Université de Kara, Alika Ayeba et Assiki Gnassingbe, pour leur engagement dans l’organisation des présélections.

Le Togo en route vers la finale internationale

Les trois lauréats togolais se prépareront désormais pour la grande finale internationale, prévue du 12 au 19 septembre 2026 au Togo. Cet événement confirmera une fois de plus l’importance de l’OHADA dans la construction d’une Afrique juridique unie.