26 mai 2026

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Finale de la Ligue des champions : le défi sécuritaire des fan zones en Île-de-France

Finale de la Ligue des champions : le défi sécuritaire des fan zones en Île-de-France

  • Île-de-France
Nicolas Joly

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À quelques jours de la finale de Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal, prévue le 30 mai, l’organisation des fan zones en Île-de-France représente un véritable casse-tête sécuritaire. Paris n’aura pas de fan zones officielles, mais plusieurs communes franciliennes envisagent des solutions pour les supporters.

Où les passionnés de football pourront-ils suivre le match PSG-Arsenal en Île-de-France ? La finale très attendue de la Ligue des Champions, fixée au 30 mai, ne bénéficiera pas de fan zones à Paris cette année, une situation similaire à l’édition précédente. La préfecture de police a exprimé sa défaveur à l’idée d’installer des zones de rassemblement public, principalement en raison de la mobilisation importante des forces de l’ordre pour trois concerts majeurs au Stade de France, à La Défense Arena et à l’Accor Arena.

Pour les supporters parisiens, une alternative est proposée : une retransmission du match sur écran géant directement au Parc des Princes, avec des billets disponibles à partir de 19 euros. Les bars et restaurants de la capitale se préparent également à accueillir une forte affluence. Cependant, à l’échelle de l’Île-de-France, la mise en place de ces festivités autour du match soulève de sérieuses questions de sécurité, qualifiées de « casse-tête » par les autorités.

Dialogue en cours avec les préfectures

Les fan zones officielles se feront rares pour cette finale. Dans les Hauts-de-Seine, aucune n’est déclarée à ce jour, le préfet Alexandre Brugère ayant même recommandé aux maires de s’abstenir d’en organiser, afin de concentrer les effectifs des forces de l’ordre sur Paris. En Seine-Saint-Denis, des concertations sont en cours entre le préfet et les édiles locaux. Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, a exprimé le 14 mai sur ses réseaux sociaux le souhait que la préfecture garantisse des dispositifs de sécurité robustes pour les fan zones. Il a également mentionné l’existence de « volontés d’acteurs associatifs de proposer des fan zones populaires, des fan zones citoyennes », que l’élu se dit prêt à soutenir sous réserve de garanties sécuritaires.

Malgré ces difficultés, des fan zones sont prévues dans les communes de Trappes et Carrières-sous-Poissy. Un événement d’envergure est également planifié au Camp des Loges, à Saint-Germain-en-Laye, le berceau du PSG. Ce site fermé pourra accueillir jusqu’à 8 000 personnes, offrant un cadre plus aisé à sécuriser que l’espace public, d’autant plus que la France demeure sous le dispositif Vigipirate urgence attentat. Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, observe que l’organisation d’événements publics en extérieur est « quasiment impossible » dans le contexte actuel. Selon lui, cet enjeu sécuritaire dépasse largement le cadre du football : « La Fête des Loges à Saint-Germain, maintenant, le périmètre est bouclé et on contrôle les accès à l’entrée, alors qu’avant c’était des fêtes ou des événements en accès libre. »

« C’est un échec »

Pour Maître Cyril Dubois, avocat du collectif de supporters Ultras Paris, le football devrait pouvoir retrouver sa place dans l’espace public. « Qu’on n’arrive plus à créer ces événements populaires qui rassemblent sans qu’il y ait de casse, oui c’est un échec, mais surtout on n’essaye même plus de créer des fan zones à Paris », déplore-t-il. L’avocat souligne que l’absence de fan zones n’a pas empêché les débordements lors de la demi-finale. Après la victoire contre le Bayern Munich, 127 personnes ont été interpellées dans l’agglomération parisienne. L’année précédente, la finale avait entraîné 491 interpellations et deux décès, à Paris et à Dax, en marge des festivités.