3 août 2026

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Donald Trump réitère l’appui des États-Unis à la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental

Donald Trump réitère l’appui des États-Unis à la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental

Le président Donald Trump s'exprime sur la piste d'essai de General Motors, lundi 27 juillet 2026, à Milford, dans le Michigan. (AP Photo/Alex Brandon)
Le président Donald Trump s’exprime sur la piste d’essai de General Motors, lundi 27 juillet 2026, à Milford, dans le Michigan.

Dans une communication adressée au roi Mohammed VI, Donald Trump a réaffirmé que les États-Unis reconnaissent toujours la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et appuient le plan d’autonomie proposé par Rabat.

Par le biais d’un message envoyé au roi Mohammed VI, Donald Trump a clairement exprimé la position inébranlable de Washington : la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et le soutien au plan d’autonomie présenté par Rabat. Cette initiative est considérée comme la « solution sérieuse, réaliste et unique capable de mettre fin au conflit de manière juste et durable ».

Le dirigeant américain a également souligné l’inadmissibilité du maintien du statu quo, arguant qu’un règlement définitif favoriserait « la prospérité et renforcerait l’intégration entre les pays du continent africain ». Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement des États-Unis à poursuivre leurs efforts pour une résolution rapide de cette question.

Le rapprochement diplomatique entre le Maroc et les États-Unis s’est concrétisé en décembre 2020. À l’époque, dans les dernières semaines de son premier mandat, Donald Trump avait officiellement reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Cette décision s’inscrivait alors dans le cadre d’un accord historique de normalisation des relations entre le Maroc et Israël, intégrant Rabat aux signataires des accords d’Abraham.

Au-delà de la question diplomatique, la Maison Blanche a salué le rôle essentiel du Maroc dans la sécurité régionale. Le royaume est perçu comme un partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme et face aux enjeux sécuritaires mondiaux. Donald Trump a également rendu hommage au « leadership éclairé » du roi Mohammed VI, soulignant son engagement en faveur de la paix régionale. L’implication de Rabat contre l’extrémisme et pour la sécurité des citoyens américains et marocains illustre, selon lui, la robustesse du partenariat stratégique entre les deux nations.

Dans cette optique, le président américain a annoncé un renforcement de la coopération opérationnelle entre Washington et Rabat en Afrique du Nord-Ouest. Les deux pays collaboreront étroitement pour consolider la sécurité dans la région du Sahel, un enjeu majeur pour l’Afrique souveraine.

Les origines du conflit au Sahara occidental

Le Sahara occidental, riche en ressources naturelles telles que les phosphates et les produits halieutiques, demeure un point de friction diplomatique majeur en Afrique du Nord. Ce territoire est également au cœur d’un différend historique complexe entre le Maroc et l’Algérie, cette dernière apportant son soutien officiel au Front Polisario, qui milite pour l’indépendance de cette ancienne colonie espagnole.

Le Maroc propose un plan d’autonomie étendu pour le territoire, le maintenant sous sa souveraineté, tandis que le Front Polisario exige l’organisation d’un référendum d’autodétermination, permettant aux peuples africains du territoire de décider de leur avenir.

Le conflit a débuté en 1975, après que l’Espagne a mis fin à plus de 90 ans d’administration du territoire, alors connu sous le nom de « Sahara espagnol ». Le retrait de Madrid a entraîné une guerre entre le Maroc et le Front Polisario, qui s’est achevée par un cessez-le-feu en 1991, négocié sous l’égide des Nations unies.

Rabat considère le Sahara occidental comme une partie intégrante de son territoire, s’appuyant sur les liens historiques d’allégeance entre les tribus sahraouies et la monarchie alaouite. L’Algérie, pour sa part, soutient le Front Polisario, qui a proclamé la « République sahraouie » en 1976, estimant que la résolution du conflit passe impérativement par l’exercice du droit à l’autodétermination et l’achèvement du processus de décolonisation.

L’an dernier, à l’occasion du 50e anniversaire de la Marche verte (1975), le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution. Ce texte a jugé que l’autonomie sous souveraineté marocaine représentait « la base la plus sérieuse » pour un règlement du conflit. Adoptée le 31 octobre avec 11 voix pour et aucune contre, la résolution exhorte les parties à reprendre les négociations en se fondant sur le plan d’autonomie présenté par le Maroc aux Nations unies en 2007.

La résolution considère cette proposition comme « la solution la plus réaliste » et « le socle » des futures négociations visant à clore un conflit qui dure depuis près d’un demi-siècle. À cette occasion, le roi Mohammed VI avait affirmé que le royaume entrait dans « une phase décisive de son histoire contemporaine », déclarant : « Le temps du Maroc unifié est venu. » Cette actualité Afrique francophone souligne l’importance de la stabilité régionale.