1 juillet 2026

Voix Panafricaine

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Denis mukwege pointe les faiblesses de la gouvernance en rdc sous tshisekedi

Un diagnostic sans concession de la situation congolaise

Dans une missive adressée au président Félix Tshisekedi en ce début d’été 2026, le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege dresse un tableau particulièrement sombre de la gestion du pays depuis son arrivée au pouvoir en 2019. Son analyse porte sur plusieurs fronts : la crise sécuritaire qui s’éternise à l’est du pays, la stratégie controversée de l’état de siège, les choix diplomatiques opérés par le gouvernement, ainsi que les retards dans la réforme des forces de sécurité et les menaces sur la souveraineté nationale.

Des priorités nationales à réaffirmer sans délai

Le célèbre médecin congolais exhorte le chef de l’État à placer trois impératifs au sommet de ses priorités : préserver l’unité nationale, garantir la stabilité de la Constitution et faire de la protection des populations la pierre angulaire de toute politique publique. Face à l’absence de résultats tangibles à l’occasion du jubilé d’indépendance, Denis Mukwege martèle un message clair : « il n’y a rien à célébrer ».

La corruption et l’impunité, fléaux persistants

Son courrier met en lumière l’échec collectif à endiguer la corruption et à mettre fin à l’impunité. Selon lui, la justice transitionnelle reste lettre morte, et les crimes graves commis sur le sol congolais continuent de bénéficier d’une totale impunité. Le Prix Nobel de la paix souligne l’urgence de concrétiser les recommandations des commissions vérité et réconciliation, notamment la création d’une juridiction spécialisée pour juger les exactions les plus graves.

Souveraineté nationale : un risque à éviter à tout prix

Denis Mukwege alerte sur les dérives constitutionnelles en cours et les risques systémiques que ferait peser une révision de la Loi fondamentale. Il enjoint Félix Tshisekedi à saisir cette dernière opportunité pour inverser la tendance : restaurer la paix, sécuriser les civils, renforcer l’État de droit et instaurer une gouvernance transparente et responsable. Son appel résonne comme un ultimatum : « ne touchez pas à la Constitution ».