Le Tribunal Arbitral du Sport n’a pas encore tranché concernant la finale opposant le Sénégal au Maroc. Pourtant, une évidence s’impose : cette affaire, marquée par un revirement de verdict plusieurs mois après le coup de sifflet final, aurait pu être évitée grâce à une gestion plus rigoureuse. L’incompréhension et les tensions auraient ainsi été limitées.
Pour prévenir de tels débordements, la Fifa a décidé d’encadrer strictement les comportements des joueurs et des staffs techniques. Lors d’un congrès organisé cette semaine à Vancouver, l’instance a rappelé une règle déjà existante : tout joueur quittant le terrain en signe de protestation contre une décision arbitrale s’expose à un carton rouge immédiat. Cette sanction s’appliquerait également à un membre du staff incitant un ou plusieurs joueurs à adopter ce comportement. Dans le cas où une équipe entière déciderait de quitter le terrain, comme l’a fait le Sénégal lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, la rencontre serait automatiquement perdue par forfait. C’est sur ce règlement que la CAF s’est appuyée pour attribuer la victoire au Maroc sur tapis vert.
La Fifa durcit aussi le ton face au racisme dans le football
Parallèlement, la Fifa a pris des mesures supplémentaires après l’affaire impliquant Vinícius Jr et un joueur de Benfica. Le Brésilien avait accusé son adversaire d’avoir tenu des propos racistes à son égard, bien que celui-ci ait finalement été sanctionné pour des insultes homophobes, qu’il a reconnues. Pour lutter contre ce fléau, l’instance a décidé d’instaurer une nouvelle règle : un carton rouge sera infligé aux joueurs utilisant la main pour masquer leur bouche lorsqu’ils s’adressent à un adversaire. Cette mesure vise à faciliter la détection de propos racistes ou discriminatoires par les arbitres, même lorsque ceux-ci sont prononcés à voix basse.
Plus d'histoires
Route kara–kabou, un corridor vital pour l’économie bénino-togolaise
Renforcement des liens Bénin-Togo au cœur d’une visite officielle
Gabon : refus ferme du président Oligui Nguema sur l’accueil des migrants expulsés