Transition énergétique au Sénégal : Dakar au cœur des solutions durables
La quatrième édition de l’Université de l’environnement et de l’énergie a lancé ses travaux ce mardi à Dakar, réunissant un panel d’experts, de chercheurs, de représentants institutionnels et d’acteurs de la société civile. Deux jours d’échanges dédiés à la transition énergétique et écologique, dans un contexte où le Sénégal fait face à des défis climatiques majeurs et à l’exploitation croissante de ses ressources pétrolières et gazières.
Cette rencontre, organisée les 19 et 20 mai, s’inscrit dans une dynamique urgente : concilier développement économique et préservation de l’environnement. Les participants, incluant l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) et plusieurs ONG, ont souligné l’importance d’un dialogue constructif pour anticiper les impacts du changement climatique.
Un engagement collectif pour un avenir durable
La cérémonie d’ouverture, placée sous la présidence du Dr Elhadji Ndiaye, représentant le ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, a mis en lumière l’urgence d’agir. Dans son discours, il a rappelé que « les enjeux énergétiques et environnementaux ne sont plus des questions marginales, mais des piliers du développement durable ».
Le Dr Ndiaye a insisté sur le rôle central de l’énergie dans la croissance économique, l’innovation et l’amélioration des conditions de vie des populations. « Sans une énergie stable et accessible, aucun progrès social ou industriel n’est possible », a-t-il déclaré.
Mamadou Barry, président d’Action Solidarité Internationale et coordonnateur de l’événement, a quant à lui alerté sur les conséquences concrètes du changement climatique au Sénégal. Il a évoqué « des inondations récurrentes, l’érosion côtière et des pertes agricoles dévastatrices », soulignant la nécessité de repenser les modèles de développement.
« Le Sénégal entre dans une nouvelle ère avec l’exploitation pétrolière et gazière, mais cela ne doit pas freiner nos ambitions en matière d’énergies propres », a-t-il martelé. Il a appelé à une transition énergétique souveraine, alliant exploitation responsable des hydrocarbures et respect des engagements climatiques.
Des solutions pour une transition juste et inclusive
Parmi les pistes évoquées, l’implication des populations locales dans les politiques environnementales a été présentée comme une priorité. « Les communautés directement touchées par les effets du climat doivent être au cœur des décisions », a plaidé Mamadou Barry.
L’Université de l’environnement et de l’énergie s’est ainsi imposée comme un espace de concertation et de partage d’expériences, essentiel pour bâtir un avenir où écologie et économie cohabitent harmonieusement. Les débats ont également porté sur l’électrification rurale, un enjeu clé pour réduire les inégalités d’accès à l’énergie.
Cette édition 2024 marque une étape supplémentaire dans la feuille de route énergétique du Sénégal, un pays déterminé à devenir un modèle de développement durable en Afrique de l’Ouest.
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