23 juin 2026

Voix Panafricaine

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Crise politique au Sénégal : Diomaye Faye et Ousmane Sonko face à une cohabitation explosive

Le duo Diomaye Faye et Ousmane Sonko, qui avait marqué l’histoire politique du Sénégal, n’a tenu que deux années. Le président Bassirou Diomaye Faye a mis un terme brutal à la fonction de Premier ministre de Ousmane Sonko. Depuis, ce dernier occupe le fauteuil de président de l’Assemblée nationale, tout en restant à la tête du Pastef, parti majoritaire au Parlement. Pourtant, il est absent des instances gouvernementales. Comment en est-on arrivé là ? Cette rupture entre les deux figures politiques majeures du pays est-elle annonciatrice d’une cohabitation explosive ? Et surtout, ces tensions ne risquent-elles pas de reléguer au second plan les préoccupations essentielles des citoyens sénégalais ?

Le président Bassirou Diomaye Faye et l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko lors d'une rencontre au palais présidentiel de Dakar en octobre 2025

Ce qui divise les acteurs politiques au Sénégal

Les invités du débat :

  • Abdoulaye Tine, conseiller ministériel et porte-parole de la Présidence de la République.
  • Amadou Ba, ancien ministre de la Culture, député et secrétaire national chargé de la Communication du Pastef.
  • Babacar Ndiaye, analyste politique et directeur de recherche au think tank Wathi.

Les tensions entre le président Faye et l’influent Ousmane Sonko, désormais président du Parlement, s’intensifient. Ce dernier, bien que leader du parti majoritaire, n’a aucune représentation au sein du gouvernement. Cette exclusion volontaire interroge : est-ce le signe d’une volonté de neutraliser son influence ou simplement une divergence stratégique ? Les débats s’annoncent vifs entre les observateurs et les acteurs politiques.

Les enjeux d’une cohabitation tumultueuse

La cohabitation entre un président et un président de l’Assemblée nationale issus de courants politiques opposés n’est pas un scénario inédit au Sénégal. Cependant, cette configuration inédite soulève plusieurs questions cruciales :

  • Stabilité institutionnelle : Une cohabitation mal gérée pourrait fragiliser les institutions démocratiques et affaiblir la confiance des citoyens dans leurs dirigeants.
  • Priorités nationales : Les querelles politiques risquent-elles de détourner l’attention des défis économiques et sociaux qui touchent le pays ?
  • Unité nationale : Comment éviter que ces tensions ne creusent davantage les fractures au sein de la société sénégalaise ?

Dans un contexte où les attentes des Sénégalais en matière de justice sociale, de sécurité et de développement restent immenses, cette crise politique pourrait avoir des répercussions bien au-delà des murs du palais présidentiel. L’équilibre entre pouvoir exécutif et législatif sera mis à l’épreuve dans les mois à venir.