21 juillet 2026

Voix Panafricaine

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Crise des prix en Mauritanie : les autorités en première ligne face aux rumeurs

Alors que les tensions au Moyen-Orient s’intensifient, la Mauritanie se mobilise pour éviter une flambée des tarifs des produits de base. Les autorités ont lancé une opération d’envergure destinée à encadrer les prix de l’alimentation, un dispositif qui s’étend désormais à l’ensemble du territoire.

Des équipes mobilisées pour veiller sur les marchés

Plusieurs escouades de contrôleurs ont été déployées dans la capitale, Nouakchott, avant d’être progressivement étendues aux autres villes et villages. Leur mission ? Surveiller les stocks disponibles, protéger les consommateurs et traquer toute tentative de spéculation ou de fraude. Une démarche proactive pour anticiper les risques liés à la hausse des coûts des denrées essentielles.

Des commerçants s’engagent à maintenir des prix stables

Aissata Bâ, qui commercialise divers produits importés tels que le Kadi (bouillon), le jedida (beurre) ou encore le delia (chocolat), assure que ses tarifs n’ont pas bougé. « Nous n’avons pas augmenté les prix pour l’instant », déclare-t-elle. Une position partagée par de nombreux acteurs du secteur, qui résistent aux pressions extérieures.

Fatimetou mint Ahmed, une consommatrice interrogée, confirme cette stabilité : « Les prix des denrées de base – huile, riz, sucre, lait – restent inchangés. Malgré quelques rumeurs, aucun changement n’est visible sur les étals. » Une observation qui reflète la vigilance des autorités et la discipline des commerçants.

Sanctions ciblées contre les pratiques abusives

Les contrevenants ne sont pas épargnés : depuis fin mars, des dizaines de commerces ont été fermés ou verbalisés pour avoir enfreint les règles. Le gouvernement, sous l’impulsion du Premier ministre Mokhtar Ould Diay, renforce ainsi son arsenal juridique pour lutter contre les hausses de prix arbitraires et les ententes illégales. Une réponse ferme pour préserver le pouvoir d’achat des ménages.