21 juillet 2026

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Crise au Sahel : le Mali accuse une attaque contre goïta et le Burkina coupe tv5monde

Crise au Sahel : le Mali accuse une attaque contre Goïta et le Burkina suspend TV5Monde

Dans la capitale malienne, Bamako, une tension palpable persiste depuis les violentes attaques du 25 avril, ayant entraîné la disparition du général Sadio Camara, figure majeure du pouvoir militaire en place. Ces événements tragiques ont marqué un tournant dans la situation sécuritaire du pays, laissant planer un climat d’incertitude sur la stabilité des institutions.

Lors d’une conférence de presse organisée par l’armée malienne, les plus hautes autorités ont révélé l’existence d’une tentative d’assassinat minutieusement préparée contre le président de la transition, Assimi Goïta. Selon les déclarations du commandant Djibrila Maiga, sous-directeur des relations publiques des forces armées, plusieurs engins explosifs ont été utilisés lors de cette opération ciblée. Il précise que l’un des véhicules kamikazes était spécifiquement destiné à frapper la résidence présidentielle : Ce complot calculé visait à éliminer nos dirigeants et à plonger le pays dans le chaos.

Cette escalade des tensions a provoqué une réaction immédiate des autorités burkinabè. Le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso a décidé de suspendre la diffusion de TV5Monde, accusant la chaîne de contribuer à la diffusion de messages glorifiant le terrorisme et sapant la légitimité des institutions maliennes. Cette mesure, perçue comme une réponse ferme, reflète la volonté des gouvernements sahéliens de contrer toute tentative de déstabilisation.

À Ouagadougou, les réactions des habitants sont partagées. Certains, comme Flore Guigma, soutiennent sans réserve la décision : Il est impératif d’empêcher que des chaînes propagent des idées terroristes sur notre territoire. D’autres, à l’instar de Serge Théophile Bancé, expriment leur mécontentement face à un traitement médiatique qu’ils jugent partial : Ces chaînes affichent une condescendance envers nos pays, comme si nous étions incapables de gérer notre propre sécurité.

L’organisation Reporters sans frontières a réagi en critiquant une interdiction basée sur des motifs flous, craignant qu’elle ne restreigne davantage la liberté de la presse au Burkina Faso. Depuis le changement de régime au Mali, marqué par l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, plusieurs médias internationaux ont été interdits, dont Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America.