14 mai 2026

Crise au Mali : Emmanuel Macron critique la junte pour son rejet de l’armée française

crise politique Mali : Emmanuel Macron dénonce l’erreur stratégique de la junte

Lors d’une intervention depuis Nairobi, le président français Emmanuel Macron a vivement réagi à l’aggravation de la situation sécuritaire au Mali. Il a estimé que la junte malienne avait commis une erreur majeure en exigeant le départ des forces françaises, autrefois engagées dans la lutte contre les groupes jihadistes jusqu’en 2022.

Emmanuel Macron lors d'un discours sur la crise politique au Mali

une offensive jihadiste met Bamako sous pression

Depuis fin avril, le Mali subit une offensive d’envergure menée par des groupes jihadistes et des milices touarègues. Cette escalade militaire a profondément fragilisé la junte, arrivée au pouvoir après les coups d’État de 2020 et 2021. Malgré les opérations de sécurité en cours, plusieurs régions du pays restent en proie à une insécurité grandissante.

le Sahel en pleine rupture avec la France

Le retrait des troupes françaises du Mali avait marqué un tournant historique dans les relations entre Paris et Bamako. Cette rupture s’est ensuite étendue au Burkina Faso et au Niger, où des changements de régime ont également conduit au départ des soldats français. Depuis des années, la présence militaire française au Sahel cristallise des tensions à la fois politiques et populaires dans toute la région.

contexte géopolitique tendu

La décision de la junte malienne de chasser l’armée française s’inscrit dans un contexte de montée des nationalismes et de remises en question des alliances traditionnelles. Cette position, bien que compréhensible pour certains observateurs, est désormais remise en cause face à l’intensification des attaques jihadistes.

réactions et perspectives

Emmanuel Macron, tout en reconnaissant la souveraineté des États du Sahel, a souligné l’importance d’une coopération stratégique pour lutter contre le terrorisme. Sa déclaration intervient alors que la pression sur Bamako s’accroît, avec des questions sur la capacité de la junte à assurer la sécurité du pays sans soutien extérieur.