La capitale économique du Bénin, Cotonou, a accueilli plus de 16 délégations étrangères ce dimanche pour l’investiture de Romuald Wadagni. Sur l’esplanade du Palais des Congrès, le gratin politique et économique africain s’est pressé pour saluer l’avènement d’un président dont l’influence dépasse désormais les frontières nationales. Parmi les invités d’honneur figuraient des figures comme Aliko Dangote, magnat nigérian, ou encore Hassanein Hiridjee, entrepreneur franco-malgache, sans oublier les représentants de haut niveau du Nigeria, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali.
Une diplomatie ouest-africaine en pleine effervescence
L’investiture de Wadagni a transformé Cotonou en un carrefour diplomatique majeur. Si le protocole béninois limite traditionnellement la présence des chefs d’État en exercice lors des serments, la forte représentation internationale a souligné la stature régionale du nouveau président. L’arrivée remarquée des Vice-Présidents du Nigeria et de la Côte d’Ivoire a confirmé l’ancrage économique et politique du Bénin auprès des géants de l’Afrique de l’Ouest.
L’émotion a atteint son paroxysme avec l’annonce de la venue du Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, ainsi que des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali. Les ovations spontanées de la foule ont reflété un espoir partagé : celui d’une coopération renforcée face aux défis communs, notamment le terrorisme. « Une nouvelle voie s’ouvre pour notre région », a déclaré un émissaire nigérien, saluant les efforts de fraternité initiés par Wadagni avant même son investiture.
Dans son discours, le président a insisté sur la nécessité absolue d’une alliance régionale pour combattre le terrorisme, martelant que les pays de la sous-région étaient « condamnés à travailler ensemble ». Une vision qui a marqué les esprits et renforcé la crédibilité de sa présidence dès ses premiers instants.
Le monde des affaires en liesse : un président courtisé par les investisseurs
L’événement a aussi révélé l’aura économique de Wadagni. La cérémonie s’est muée en un sommet informel où se sont retrouvés les plus grands noms du business africain. Aliko Dangote, figure incontournable de l’industrie continentale, était présent aux côtés d’Hassanein Hiridjee, PDG du groupe Axian, et d’Adama Bictogo, patron du Groupe Snedai en Côte d’Ivoire. Makhtar Diop, directeur général de la Société financière internationale (SFI), était également de la partie pour célébrer un bilan macroéconomique exceptionnel.
Sous la houlette de Wadagni en tant que ministre des Finances, le Bénin s’est imposé comme l’une des économies les plus dynamiques du continent, avec une croissance projetée à 6,5 % pour 2026. Les recettes intérieures ont franchi le cap symbolique des 1 000 milliards de FCFA, tandis que la dette publique est restée maîtrisée, sous les 55 % du PIB. Cette rigueur financière a permis de lancer des projets structurants, à l’image de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).
Ce projet ambitieux, développé avec Arise IIP, incarne la transition du Bénin vers une économie de transformation locale. Avec plus de 25 000 emplois créés et des exportations de vêtements vers l’Europe et les États-Unis déjà en cours, la GDIZ symbolise l’attractivité économique que le pays entend promouvoir sur tout son territoire.
L’investiture de Wadagni à Cotonou n’était pas qu’un simple événement protocolaire. C’était la consécration d’un homme dont la vision et la rigueur ont su convaincre bien au-delà des frontières béninoises. Le monde lui accorde déjà le titre de grand président, et les attentes sont immenses.
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