Affaire Steve Diffo : le chef Baloum et neuf autres personnes inculpées à Dschang
Au Cameroun, le chef supérieur Baloum et neuf autres individus impliqués dans le double meurtre de deux jeunes à Baloum, dans la région de l’Ouest, ont été inculpés et placés sous écrou à la prison centrale de Dschang. Une décision judiciaire qui marque une avancée significative dans cette affaire tragique.
Les faits reprochés au chef Baloum et à ses coaccusés
Le chef supérieur Baloum et huit autres personnes sont poursuivis pour des chefs d’accusation graves : assassinat, torture, complicité d’assassinat et de torture, ainsi que défaut de carte nationale d’identité. L’avocat de la famille de Steve Diffo a dénoncé une barbarie inacceptable : « Aucun être humain, même condamné à mort par la justice, ne mérite un tel traitement ».
Les victimes, Bostel Kemta et Steve Achille Diffo Sijamo, deux jeunes trentenaires, ont été enlevées, torturées puis brûlées vives le 5 juin dernier dans le village de Baloum. Les autorités locales, dont le chef de village Charles Constant Pokam Noussi, sont directement mises en cause dans cette affaire.
Les procédures judiciaires en cours
Deux plaintes ont été déposées par la famille des victimes. La première a été enregistrée à la brigade de gendarmerie de Penka-Miche, située dans le district dont dépend Baloum. La seconde a été transmise au procureur de la République, qui s’est dit surpris de ne pas avoir été informé plus tôt de ces faits d’une extrême gravité.
Le chef de village Charles Constant Pokam Noussi s’est rendu aux autorités le 17 juin 2026, après avoir été mis en cause dans cette tragédie. Son implication présumée dans l’enlèvement et le meurtre des deux jeunes a déclenché une vague d’indignation dans la région.
Une affaire qui secoue l’opinion publique
Cette affaire a suscité une vive émotion au Cameroun, où les populations réclament justice pour les familles des victimes. Les accusations portées contre les autorités locales, notamment le chef de village, soulèvent des questions sur le rôle des responsables traditionnels dans la gestion des conflits et le respect des droits humains.
Les prochaines étapes judiciaires seront déterminantes pour établir les responsabilités et rendre justice aux familles des victimes. En attendant, la tension reste palpable dans la région de l’Ouest, où les habitants attendent des réponses claires de la part des autorités.
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