Le Conseil des ministres du Burkina Faso a acté, sous l’égide du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, une réforme majeure visant à redéfinir les critères permettant de qualifier une localité de ville. Cette décision, adoptée lors d’une séance tenue en 2026, s’inscrit dans un contexte marqué par une urbanisation accélérée, des transformations territoriales profondes et des enjeux sécuritaires, démographiques et économiques qui redessinent le paysage urbain du pays.
Une nouvelle définition de la ville au Burkina Faso
Le décret gouvernemental introduit des critères précis pour reconnaître une localité comme ville. Désormais, une commune est classée ville si elle remplit les conditions suivantes :
- une agglomération continue avec des habitations regroupées ;
- une population minimale de 15 000 habitants ;
- la présence d’un réseau d’eau potable ;
- l’accès à l’électricité pour tous les habitants ;
- un système de transport organisé ;
- une économie dominée par les secteurs secondaire et tertiaire.
Les exceptions et particularités du texte
Le décret intègre également deux catégories de localités automatiquement reconnues comme villes, quel que soit leur nombre d’habitants :
- les chefs-lieux de province ;
- les chefs-lieux des communes de plein exercice.
Une classification en trois niveaux urbains
Pour mieux adapter les politiques publiques aux réalités locales, le gouvernement a instauré une typologie urbaine en trois catégories :
- les villes métropoles : grands centres économiques et administratifs ;
- les villes moyennes : pôles régionaux structurants ;
- les petites villes : maillons essentiels du développement local.
Un cadre pour une planification urbaine modernisée
Cette réforme répond à la nécessité d’actualiser les normes en vigueur depuis la Politique nationale de l’habitat et du développement urbain de 2008. Grâce à ce décret, l’État et les collectivités disposeront d’un outil de gestion territoriale adapté aux défis actuels, facilitant la planification des infrastructures, la gouvernance des territoires et le développement socio-économique.
Plus d'histoires
Cameroun : 12 milliards Fcfa d’économies réalisées sur les pensions grâce à un contrôle renforcé
L’excellence juridique à l’honneur : le concours OHADA 2026 s’ouvre à Niamey
La crise de l’anacarde en Côte d’Ivoire menace les récoltes du Bounkani