22 mai 2026

Voix Panafricaine

La tribune francophone des peuples africains : actualités, analyses et débats pour une Afrique souveraine.

Boko haram pointé du doigt pour les enlèvements d’enfants au sud du Nigeria

Des survivants et des proches des victimes d'une attaque présumée de Boko Haram dans l'État de Yobe au Nigeria
Terrorisme Boko Haram

L’armée nigériane accuse Boko Haram des enlèvements massifs dans le sud

Les forces armées du Nigeria ont officiellement attribué à l’organisation terroriste Boko Haram la responsabilité d’une série d’enlèvements d’enfants dans le sud de l’État de Yobe, situé au nord-est du pays. Selon les déclarations des autorités militaires, ce mouvement djihadiste serait à l’origine de plusieurs attaques ciblant des communautés locales, entraînant des conséquences dramatiques pour les populations civiles.

Une attaque méthodique et meurtrière

Les éléments de Boko Haram auraient agi de manière coordonnée, utilisant plus de cinquante motos pour envahir le quartier de Mafa, dans l’État de Yobe, en fin d’après-midi. « Environ 150 terroristes armés de fusils et de lance-roquettes ont pris pour cible des civils sans défense vers 16 heures, dimanche dernier », a expliqué un porte-parole des forces de sécurité nigérianes. Cette attaque a provoqué la mort d’au moins 81 personnes, tandis que de nombreux habitants restent portés disparus.

Un bilan humain lourd et des familles brisées

Parmi les victimes figurent plusieurs enfants, enlevés lors de la panique générale qui a suivi l’assaut. Les proches des disparus décrivent une situation insoutenable, avec des familles entières décimées et des orphelins laissés sans protection. Les survivants, traumatisés, témoignent de la brutalité des assaillants, qui n’ont épargné ni les personnes âgées ni les plus jeunes.

Réactions et mesures de sécurité renforcées

Face à cette escalade de la violence, les autorités nigérianes ont annoncé le déploiement de renforts militaires dans la région. Des patrouilles supplémentaires ont été mises en place pour tenter de sécuriser les zones les plus exposées. Par ailleurs, des campagnes de sensibilisation sont organisées pour alerter les populations sur les risques encourus et les mesures à adopter en cas d’attaque.

Les observateurs s’interrogent cependant sur l’efficacité des mesures actuelles, alors que Boko Haram continue de semer la terreur dans plusieurs États du nord du Nigeria. Les communautés locales réclament une réponse plus musclée des autorités pour mettre un terme à ces exactions et protéger les populations civiles.