13 mai 2026

Assalé Tiémoko interdit de voyage en Côte d’Ivoire : l’ADCI dénonce une humiliation

Le mouvement politique ADCI a fermement condamné l’interdiction de quitter le territoire ivoirien imposée à son président, Assalé Tiémoko Antoine. L’incident s’est produit le 11 mai 2026, alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour le Canada. Dans un communiqué officiel, le parti exprime son étonnement face à cette mesure sans notification formelle et y perçoit une tentative d’humiliation politique. L’ADCI réclame des éclaircissements sur cette restriction, la jugeant contraire aux principes fondamentaux des droits et de la dignité citoyenne.

Le lundi 11 mai 2026, Assalé Tiémoko Antoine, leader du Mouvement Politique Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), a été empêché de prendre son vol pour le Canada. Il devait y débuter une série d’activités de mobilisation politique en Amérique du Nord. Il est important de rappeler que le jeudi 23 avril 2026, Monsieur Abou Sherif, procureur adjoint, avait notifié à Assalé Tiémoko Antoine la levée de sa garde à vue, lui restituant ainsi sa pleine liberté de circulation. Après une semaine de convalescence, le président de l’ADCI avait repris ses engagements publics le samedi 25 avril 2026, après avoir quitté l’hôpital.

Depuis le 22 avril 2026 et jusqu’à ce jour, aucune mesure restrictive, qu’il s’agisse d’une inculpation ou d’un contrôle judiciaire, n’avait été signifiée à Monsieur Tiémoko ou à son équipe juridique. Ce voyage en Amérique du Nord s’inscrivait dans le cadre d’une tournée stratégique visant à consolider les bases de l’ADCI au sein de la diaspora, un événement planifié et publiquement annoncé lors du séminaire de Nantes en mars 2026. L’itinéraire prévoyait un départ le 12 mai et un retour à Abidjan le 27 mai, après une présence au Canada jusqu’au 26 mai.

À l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, le Président Assalé Tiémoko Antoine a effectué toutes les formalités de sortie du territoire sans rencontrer le moindre obstacle ni recevoir d’information concernant une éventuelle interdiction de voyager. Cependant, à une vingtaine de minutes de l’embarquement, un agent de police l’a invité à le suivre au bureau du commissaire de l’aéroport.

Une fois sur place, le commissaire l’a informé qu’il avait reçu des instructions du procureur de la République, lui signifiant qu’il « ne pouvait pas voyager » et qu’il devait préalablement informer le procureur avant tout déplacement aérien. Toutes ses tentatives pour contacter le procureur sont restées sans succès. Il a attendu dans les locaux de la police jusqu’au décollage de son avion à 21h10, après quoi il a pu rentrer librement chez lui.

La position de l’ADCI face à cette situation

Le Mouvement politique ADCI s’indigne que, depuis le 22 avril 2026, le procureur de la République n’ait transmis aucune mesure de restriction à son président, ni à ses avocats, avant cet incident. Le parti y voit une manœuvre préméditée visant à l’humilier. L’ADCI rappelle avec insistance que le citoyen Assalé Tiémoko est un fervent républicain, profondément respectueux des institutions de la République, et qu’il n’a jamais manifesté l’intention de se soustraire à la justice.

L’ADCI est convaincue que, dans un État de droit, l’action publique doit être menée avec intégrité et dans le respect absolu de la dignité humaine. Le mouvement souligne également que toute mesure de restriction de mouvement à l’encontre d’un citoyen, et plus encore d’un élu de la Nation, doit être clairement et formellement communiquée à l’intéressé. Enfin, l’ADCI exhorte ses membres à la retenue et à la sérénité, et s’engage à les tenir informés des développements futurs de cette affaire.

𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐀𝐃𝐂𝐈
𝐋𝐞 𝐒𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐄𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐟
𝐑𝐨𝐠𝐞𝐫 𝐘ouan