19 juin 2026

Voix Panafricaine

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Affaire Ousmane Sonko : le Jëf-Jël de Talla Sylla exige un recours urgent devant la Cour suprême

Le Parti Alliance Jëf-Jël, dirigé par Talla Sylla, a réagi à la décision rendue par le Conseil constitutionnel concernant le député Ousmane Sonko. Dans un communiqué officiel, la formation politique a pris acte de l’arrêt n° 5/C/2026, prononcé le 17 juin 2026, suite au recours introduit par dix-huit députés de l’opposition le 1er juin. Ce recours avait pour objectif d’annuler la décision du Bureau de l’Assemblée nationale du 24 mai 2026, qui intégrait M. Sonko comme député.

Le Jëf-Jël, attaché à l’État de droit, rappelle que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent à toutes les autorités. Il insiste sur le respect absolu des arrêts rendus par cette institution, tout en apportant des précisions cruciales sur les implications de cette décision.

Une décision sans validation de la réintégration

Le parti souligne que la déclaration d’incompétence du Conseil constitutionnel ne signifie pas une approbation de la réintégration de M. Sonko. Selon le communiqué, la haute juridiction s’est contentée de refuser de trancher sur le fond, préférant s’abriter derrière une « incompétence stratégique ». Cette position a été critiquée, car elle laisse sans réponse la question de l’incompatibilité et des conditions d’exercice du mandat parlementaire.

Une piste juridique clairement identifiée

Le Conseil constitutionnel a qualifié la décision du Bureau de l’Assemblée nationale d’« acte administratif interne », précisant qu’elle ne relève pas directement du processus électoral. Cette analyse ouvre la voie à un recours devant la Chambre administrative de la Cour suprême, juridiction compétente pour statuer sur les litiges liés aux actes administratifs.

Un appel à poursuivre la bataille juridique

Le Jëf-Jël appelle les députés requérants à ne pas abandonner la lutte et à introduire sans délai un Recours pour Excès de Pouvoir devant la Cour suprême. Le parti souligne que seul le Parlement dispose aujourd’hui de la légitimité pour mener cette ultime bataille, au nom de la dignité de l’institution et du respect de la loi.

Enfin, l’alliance s’engage à rester « vigilante et aux côtés des démocrates » pour défendre les institutions contre toute dérive autoritaire ou coup de force institutionnel. Le combat pour la République, selon le parti, doit se poursuivre sur le terrain juridique et politique, sans concession à l’arbitraire.