21 juillet 2026

Voix Panafricaine

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Affaire de la signature falsifiée d’Ousmane sonko : le procès de khardiata tandian retardé pour la deuxième fois

Le tribunal correctionnel de Dakar a de nouveau repoussé la décision dans l’affaire opposant Khardiata Tandian, accusée de falsification de signature d’Ousmane Sonko. Initialement prévue pour le 9 juillet 2026, l’audience a été ajournée au 23 juillet prochain, marquant ainsi le deuxième report de ce dossier hautement médiatisé.

Cette décision intervient alors que la juridiction souhaite entendre un autre acteur clé du dossier : Chérif Zeyni Abidin Sy, présenté comme le complice présumé de Khardiata Tandian. Son absence lors des précédentes audiences avait déjà contraint le tribunal à reporter le délibéré, et sa comparution demeure indispensable avant toute conclusion définitive.

Une liberté provisoire demandée mais refusée

Au cours de cette nouvelle audience, l’avocate de Khardiata Tandian a sollicité une mise en liberté provisoire pour sa cliente. Les arguments avancés reposaient sur plusieurs points : la durée déjà prolongée de sa détention, estimée à plus d’un an, ainsi que l’absence de risque de pression sur les témoins ou de dénaturation des faits. La défense a également souligné les conséquences sociales et familiales de cette incarcération, Khardiata Tandian étant une mère de famille.

Cependant, le parquet s’est opposé fermement à cette demande. Pour le ministère public, une libération représenterait un trouble à l’ordre public, tandis que la prévenue ne garantirait pas sa présence jusqu’à la fin de la procédure. Ces arguments ont convaincu le tribunal, qui a maintenu Khardiata Tandian en détention jusqu’au 23 juillet.

Un dossier toujours en suspens

Le devenir de Khardiata Tandian dépend désormais de deux facteurs : la comparution effective de Chérif Zeyni Abidin Sy et la tenue de l’audience du 23 juillet. La juridiction a clairement indiqué qu’elle ne rendra son verdict qu’après avoir entendu l’ensemble des parties impliquées dans l’affaire. En attendant, la prévenue reste incarcérée, sa demande de liberté provisoire ayant été rejetée par les juges.