14 juillet 2026

Voix Panafricaine

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Abdourahmane Diouf critique Ousmane Sonko : la fin d’un système sans fondement ?

Au lendemain de la déclaration d’Ousmane Sonko à Touba, le paysage politique sénégalais s’embrase. Abdourahmane Diouf, figure du parti Awalé et ancien ministre de l’Enseignement supérieur, n’a pas manqué de réagir. Sur les réseaux sociaux, l’homme politique a livré une réponse cinglante, qualifiant le nouveau président de l’Assemblée nationale de « député resquilleur », un titre qui résonne comme une accusation sans appel.

Dans un contexte marqué par des tensions croissantes entre les partisans de Diomaye Faye et ceux d’Ousmane Sonko, Abdourahmane Diouf a choisi de s’exprimer sans détour. Son message, dépourvu de toute ambiguïté, dénonce une gestion institutionnelle qu’il juge dépourvue de substance. Selon lui, les procédures en vigueur sont ignorées, la morale affichée n’est que façade, et l’analyse rigoureuse cède la place à des manipulations grossières. « La vérité se noie dans un océan de tromperies organisées », écrit-il, soulignant l’absence de vision cohérente derrière les discours ambiants.

Cette sortie musclée s’inscrit dans un climat politique déjà tendu. Les passes d’armes entre les deux camps s’intensifient, alimentant un climat de défiance. Abdourahmane Diouf, connu pour son franc-parler, n’a pas hésité à pointer du doigt l’incapacité à incarner les valeurs démocratiques promises. Pour lui, cette accession au perchoir de l’Assemblée nationale représente un danger pour les fondements mêmes de l’institution.

Les mots choisis par l’ancien ministre de l’Énergie ne laissent aucun doute sur l’ampleur de sa désapprobation. Il évoque une « révolution de pacotille », dépourvue de leaders crédibles et de projets structurants. Une critique qui, si elle devait s’amplifier, pourrait redessiner les alliances et les rapports de force au sein de l’hémicycle sénégalais.