14 mai 2026

Mali : coupures de courant à Bamako après attaques des pylônes électriques par le JNIM

Un week-end noir pour l’énergie malienne

Les 10 et 11 mai 2026 resteront gravés comme une période dramatique pour le Mali. Dans la région de Kayes, près de la forêt du Baoulé, des terroristes du JNIM ont détruit plusieurs pylônes haute tension. Cette opération de sabotage, menée en présence de partenaires russes de l’Africa Corps, révèle les limites des dispositifs de sécurité actuels. Résultat : Bamako, déjà fragilisée par une canicule extrême, sombre dans l’obscurité tandis que la menace terroriste se rapproche dangereusement des barrages hydroélectriques de Manantali et Sélingué.

Le JNIM frappe au cœur de l’économie malienne

Les attaques du JNIM ne sont plus de simples escarmouches. Elles constituent une véritable guerre d’usure visant à asphyxier la capitale. Après avoir paralysé les routes commerciales et incendié des véhicules civils, les insurgés ciblent désormais les infrastructures énergétiques. Leur méthode est implacable : des pylônes situés dans des zones reculées ont été détruits avec une précision chirurgicale, plongeant des quartiers entiers de Bamako dans le noir.

Cette stratégie a des conséquences dramatiques. Sans électricité, les ventilateurs deviennent inutiles, les pompes à eau s’arrêtent et les hôpitaux fonctionnent au ralenti. La capitale malienne, déjà en proie à une pénurie d’eau et à des températures dépassant les 45°C, subit une pression insoutenable. Pourtant, les unités de l’Africa Corps et des Forces Armées Maliennes (FAMa) affirment avoir sécurisé ces zones. Comment des terroristes peuvent-ils transporter des explosifs et miner des structures métalliques sans être repérés ?

L’impuissance des alliés face à la menace

Malgré les démonstrations de force et les communications triomphalistes, l’Africa Corps peine à protéger les infrastructures critiques. Les drones et patrouilles mixtes n’ont pas empêché le sabotage, soulevant des doutes sur l’efficacité réelle de ce partenariat. Pour les Bamakois, les promesses de sécurité ne suffisent plus : ils réclament des solutions concrètes pour retrouver une vie normale.

Manantali et Sélingué : un risque de crise régionale

Le danger ne s’arrête pas à Bamako. Selon des informations sécuritaires fiables, le JNIM préparerait des attaques contre les barrages de Manantali et Sélingué. Ces installations sont vitales non seulement pour le Mali, mais aussi pour le Sénégal et la Mauritanie, qui dépendent de leur production énergétique.

Une destruction de ces barrages aurait des répercussions catastrophiques :

  • Coupures d’électricité prolongées dans plusieurs pays de la sous-région
  • Crise alimentaire due à l’arrêt de l’irrigation des cultures
  • Effondrement de la crédibilité du gouvernement malien

Le pays est désormais à un tournant. Les communiqués triomphalistes ne suffisent plus : l’heure est à l’action d’urgence pour protéger les points stratégiques. Sans cela, c’est toute la stabilité économique et sociale de l’Afrique de l’Ouest qui sera menacée.

Bamako en première ligne : entre chaleur étouffante et obscurité

La capitale malienne subit de plein fouet les conséquences de ces attaques. Sans électricité, les Bamakois font face à une chaleur insupportable, à des coupures d’eau et à des conditions de vie de plus en plus précaires. Les centres de santé, en particulier, sont en première ligne : les services d’urgence et les maternités fonctionnent dans des conditions précaires, mettant en danger des milliers de vies.

Le gouvernement met en avant l’arrivée de convois de carburant escortés par les FAMa et l’Africa Corps. Pourtant, la réalité est cruelle : le nombre de groupes électrogènes est largement insuffisant pour compenser la perte du réseau haute tension. Les Bamakois attendent plus que des promesses : ils veulent de la lumière, de l’eau et une sécurité réelle.

Que faire face à cette escalade ?

Face à cette situation critique, plusieurs mesures s’imposent :

  • Renforcer la protection des infrastructures énergétiques : surveillance accrue, patrouilles ciblées et systèmes de détection avancés
  • Coordonner avec les pays voisins : le Sénégal et la Mauritanie doivent être associés aux plans de sécurisation des barrages
  • Communiquer avec transparence : informer la population sur les mesures prises et les délais de rétablissement
  • Mobiliser des ressources locales : impliquer les communautés dans la surveillance des zones sensibles